Consécration Service

Combien valez-vous?

Au début de ma foi Chrétienne, ce moment où le Seigneur avait décidé de me faire connaitre l’éclat et la beauté de la Vie en Son Fils face à la saleté et le péché de mon coeur, il y a un livret que j’utilisais beaucoup pour partager la bonne nouvelle du pardon, de la paix et de la joie en Christ, qui s’intitule « vous valez votre pesant d’or ».

Et aujourd’hui, force est de constater que la pertinence du sujet demeure d’actualité. Tous les discours, les relations humaines, les compétitions sportives, les trajectoires personnelles, les carrières professionnelles, les profils ministériels, l’essor et l’utilisation sans cesse exponentielle des réseaux sociaux (la puissance du like), même l’exercice corporel dans une certaine mesure, gravitent autour de la problématique avouée, consciente ou non, de la valeur que l’on a, en rapport aux autres ou à soi. Les candidats aux élections promettent de redonner à leurs États, la grandeur qu’ils auraient perdue. Certains Chrétiens veulent se positionner comme des Champions… Le diable lui-même a déclaré vouloir être semblable au Très-Haut (Esaïe 9.14).

S’il semble donc que cette question nous anime tous, qu’en pense le Seigneur ?

Une erreur fondamentale que nous commettons est de niveler notre valeur selon les autres, Chrétiens, voire non-croyants. Parfois, vis-à-vis de notre passé ou perception de nous-mêmes, une sorte de « meilleure version de soi » à poursuivre; comme si nous avons honte de notre corps, notre visage, notre voix, notre parcours scolaire, sentimental, etc. Si l’on est un peu sincère envers nous-mêmes, nous verrons que même nos activités dites « spirituelles » ont la fâcheuse manie d’être des outils de comparaison avec d’autres, une façon de se donner de la valeur en proportion du regard de l’autre ou de certaines personnes qui nous semblent importantes. Pour ne pas parler de nos vêtements, de notre jargon, de nos publications sur les réseaux sociaux.

Et pourtant pour Dieu, une seule chose compte : la circoncision du coeur. La créature belle et merveilleuse que je suis (PS 139), la prunelle de Ses yeux, a pour véritable audience le Seigneur Lui-même ; c’est Son regard qui compte. Ce qu’Il recherche n’est pas que je me pavane en pensant qu’à force de répéter ces paroles, je deviendrai tout à coup une princesse de compte d’enfants ou l’homme le plus admiré et célébré du monde. Ces versets ont pour but de me conduire vers le dessein du Père à mon égard : « vous serez saint, car Je suis saint« . La beauté que je dois revêtir et rechercher et obtenir par Sa grâce, est celle qui me rend semblable à Christ, pas celle qui cherche approbation et validation auprès des hommes. Gloire à Dieu, elle a été acquise à la Croix et est permanemment disponible ; « celui qui croit en Moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein », a promis le Seigneur, parlant du Saint-Esprit. (Jean 7.38)

Par exemple, Dieu, ayant promis à Abraham toutes sortes de bénédictions, lui demande à un moment de manifester sa foi par l’acte de circoncision parmi les mâles de son clan. Bien évidemment pour nous Chrétiens, il s’agit de la circoncision du coeur dont parle Paul (Rom 2.29). Rien de plus.

Le Seigneur donc n’exige pas que nous soyons forcément les plus aimés de la Terre ou les plus admirés de nos familles, mais que nos coeurs soient circoncis, qu’ils aiment la vérité, qu’ils poursuivent la justice et qu’ils soient doux et humbles. Comme pour dire, la valeur de nos vies est proportionnelle au fruit de l’Esprit que nous manifestons tous les jours par la grâce de Dieu.

Aussi, notre Seigneur dit que Son Père est glorifié quand nous portons du fruit (Jean 15.8). A la femme, mais à l’homme aussi, Pierre parle de la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu (1 Pi 3.4)…

L’homme intérieur : c’est lui la vraie valeur !

Si vous vous trouvez donc dans cette condition où vous ne valez plus presque rien aux yeux des hommes, y compris des frères en Christ, si vous êtes mort dans votre foi ou pire, que vous n’ayez même jamais connu l’amour de Dieu, souvenez-vous de cet appel de Christ :

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean 15.5

Saisissez donc cette opportunité, n’attendez pas demain ; exprimez au Seigneur votre désir de circoncire votre coeur pour des aspirations bibliques (sanctification, consécration, repentance, contentement, humilité, service, amour, etc.). Le Seigneur ne dédaigne pas la prière du malheureux quand il crie à Lui de façon sincère (Ps 145.18). Souvenez-vous, le coeur révèle la vraie valeur. Qu’en ce jour-là, Il ne nous dise pas, « ,Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Mt 7.23) .

Sergeobee

Sergeobee est enfant de Dieu, né de nouveau. En termes de service, il est le principal responsable du ministère Only Love in Christ qui gère les activités Chrétien&Mariage, More Great Quotes, du magazine inHisgrace! et des émissions radios La Bible se livre, ChristLovers et TV, Chrétien&Mariage.

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