Combien valez-vous?

Au début de ma foi Chrétienne, ce moment où le Seigneur avait décidé de me faire connaitre l’éclat et la beauté de la Vie en Son Fils face à la saleté et le péché de mon coeur, il y a un livret que j’utilisais beaucoup pour partager la bonne nouvelle du pardon, de la paix et de la joie en Christ, qui s’intitule « vous valez votre pesant d’or ». Aujourd’hui, les données n’ont pas toujours changé. Tous les discours, les relations humaines et professionnelles, les compétitions sportives, les trajectoires personnelles, gravitent autour de la problématique avouée, consciente ou non, de la valeur que l’on a, en rapport aux autres ou pas. Les candidats aux élections promettent de redonner à leurs états, la grandeur qu’ils auraient perdue. Certains Chrétiens veulent se positionner comme des Champions… Le diable lui-même a déclaré vouloir être semblable au Très-Haut (Esaïe 9.14).

S’il semble donc que cette question nous anime tous, qu’en pense le Seigneur ?

Une erreur fondamentale que nous commettons est de niveler notre valeur selon les autres, Chrétiens, voire non-croyants. Si l’on est un peu sincère envers nous-mêmes, nous verrons que même nos activités dites « spirituelles » ont la fâcheuse manie d’être des outils de comparaison avec d’autres. Pour ne pas parler de nos vêtements, de notre jargon, de nos publications sur réseaux sociaux.

Pour Dieu, une seule chose compte : la circoncision du coeur. Dieu, ayant promis à Abraham toutes sortes de bénédictions, lui demande à un moment de manifester sa foi par l’acte de circoncision parmi les mâles de son clan. Bien évidemment pour nous Chrétiens, il s’agit de la circoncision du coeur dont parle Paul (Rom 2.29). Rien de plus. Le Seigneur ne demande pas que nous soyons les plus aimés de la Terre ou les plus admirés de nos familles, mais que nos coeurs soient circoncis, qu’ils aiment la vérité, qu’ils poursuivent le justice et qu’ils soient doux et humbles. La valeur de nos vies est proportionnelle au fruit de l’Esprit que nous manifestons tous les jours par la grâce de Dieu. Aussi, notre Seigneur dit que Son Père est glorifié quand nous portons du fruit (Jean 15.8). A la femme, mais à l’homme aussi, Pierre parle de la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu (1 pi 3.4). L’homme intérieur, c’est lui la vraie valeur !

Si vous vous trouvez dans cette condition où vous ne valez plus presque rien, si vous êtes morts dans votre foi ou pire que vous n’ayez même jamais connu l’amour de Dieu, souvenez-vous de cet appel de Christ :

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean 15.5

Saisissez donc cette opportunité, n’attendez pas demain ; exprimez au Seigneur votre désir de circoncire votre coeur pour des aspirations bibliques (sanctification, consécration, repentance, etc.). Le Seigneur ne dédaigne pas la prière du malheureux quand il crie à Lui de façon sincère.