Le culte à Dieu

Définitions du mot « culte »

Le culte est un ensemble d’actes hautement symboliques, posés à l’encontre d’une personne, en général une divinité réelle ou fictive, pour marquer une forme de vénération à son encontre. Accessoirement, des personnalités de haute envergure sont souvent l’objet d’un culte voulu et attisé par eux-mêmes ou pas. Quoi qu’il en soit, le culte va constituer la principale forme visible de l’adoration d’un groupe de personnes vis-à-vis d’une autre.

Le culte : besoin intrinsèque chez l’homme

De tout temps, signifier son adoration envers un dieu réel ou imaginé, a toujours été une réalité dans l’histoire de l’humanité. Que ce soit chez les indiens maya, chez les tibétains, dans les grottes celtiques ou dans les forêts africaines, l’homme n’a pu se passer de pratiquer un certain nombre d’actes, parfois très sanglants, en faveur des prétendus dieux, appelés rites. Principalement, à cause de la peur de la mort et des illogismes de la vie. C’est donc que le culte, pierre angulaire – et l’expression prend ainsi tout son sens – est plus qu’une envie ou un fait social. Il s’agit en réalité d’un besoin inhérent en l’homme. La Bible le confirme quand elle dit par la bouche du sage, Dieu a mis en l’homme la pensée de l’éternité (Eccl.). En d’autres termes, la nécessité de s’attacher à quelque chose de supérieur à soi, à une force super-contrôleuse, qui explique tout, fait partie des besoins de l’âme. C’est une réalité que les plus grands principes cartésiens et rationalistes, malgré leurs succès dans les approches académiques et scientifiques, ne réussiront jamais à écraser. Sinon, comment comprendre alors le succès médiatique et sociétal, plus que jamais grandissant des fictions à thématique fantastiques, vampiriques, mystiques, voir occultes. La religion qu’ils semblent réfuter via l’esprit critique, est celle-là même qu’ils pratiquent quand ils prétendent que la science explique tout. On croit forcément à quelque chose. Et dès lors qu’on y associe des méthodes pour perpétrer cette croyance, on pratique la religion. N’en déplaise aux Nietzschéens.

Les différents types de culte

Pour ceux qui n’ont pas reçu la grâce de connaitre le seul vrai Dieu, à qui justement tout culte doit être rendu, il existe plusieurs formes de culte dont le dénominateur commun est une succession de rites, parsemés de chants, de discours et d’offrandes. Pour le Chrétien, il va s’agir d’autre chose ; surtout pour la notion de Chrétien telle qu’envisagée par le Nouveau Testament.

Alors que le culte sera vu par les uns comme des pratiques, presque mécaniques, répétitives et chroniques, pour les autres, ce sera un ensemble de dispositions comportementales et mentales (attitudes). Pour d’autres encore, ce sera plutôt la manifestation d’une nature interne.

Par exemple, quand nous lisons la Bible, nous remarquons ces trois types de culte à différentes époques :

Le Lévitique, Nombres et Deutéronome renferment de précieuses directives en ce qui concerne le culte rendu à Yahweh, d’un point de vue « rites ».

Tout y est ; jusque dans les moindres détails. En passant par la dîme, les sacrifices, les mécanismes d’offrande et de purification, etc. nous y découvrons comment le Dieu d’Israël a institué, notamment par Moise, des ordonnances pour Le servir. A tel point que la non-observation de ces instructions a toujours été sanctionnée lourdement ; en général par la mort. Ce fût le cas pour Uri (qui ne devait pas porter l’arche de l’alliance en tant que non-Lévite) et pour les fils d’Eli (qui faisaient d’une infamie les offrandes offertes à Dieu, du temps du jeune Samuel). D’ailleurs, même le Seigneur Jésus a très profondément critiqué la transformation du Temple en centre commercial. Pour des esprits ouverts, nous remarquons qu’aujourd’hui, l’oeuvre et la Maison de Dieu sont devenues une affaire commerciale. C’est à qui, a le plus de membres, le plus grand bâtiment, le plus grand ministère, le plus prospère, la production musicale ou littéraire la plus abondante, la télévision Chrétienne, etc. Et comme Jésus n’a pas changé, il y aura un temps où Il frappera de Sa verge les imposteurs.

Le général Namaan (du temps d’Elisée), Haman (du temps de Mardochée) ou le roi de Babylone (du temps de Daniel) sont des exemples de personnalités dont le culte leur a été adressé, sous l’imposition de leurs ordres.

Cette soif d’adoration n’est pas anodine, puisqu’elle provient directement du diable lui-même quand il se promet d’être semblable au Très-Haut (Esaie 14.13-14). Ainsi donc, nous apprenons que l’orgueil, motivation d’autoglorification est souvent à la base des abominations que nous rencontrons déjà dans le monde (politiciens, chefs religieux et de tribus, artistes, sportifs de haut niveau, acteurs de cinéma, stars de média, etc.) et de plus en plus dans l’Eglise. En effet, on assiste à une dérivation du culte rendu à Dieu seul vers le culte – non-dit – vers le leader d’une communauté. La personne et l’oeuvre de Christ à la Croix ne sont plus mises en avant, sinon que pour faire « Chrétien » et en tirer le maximum de bénéfices matériels. Les Haman d’aujourd’hui sont pléthore et les assemblées dites Chrétiennes ressemblent de plus en plus à des quartiers généraux de campagne pour un soi-disant « homme de Dieu », que ce soit en Afrique, en Asie, en Europe et aux Amériques. On pourrait plaindre d’un côté les âmes mal affermies ou plutôt qui n’ont jamais connu la nouvelle naissance. D’un autre côté, la Bible nous explique que Dieu a livré les pécheurs qui adoraient la créature au lieu du Créateur, à leurs propres égarements. Ces faux-prophètes et ces hommes et femmes avides de gloire et de culte, ne sont que la réponse, du moins en partie, des coeurs égoïstes et matérialistes des hommes qui les ont choisis et établis, puisque ne supportant plus la saine doctrine, mais préfèrent les discours flatteurs.

A la proposition d’adorer le diable par celui-ci d’ailleurs, Jésus a répondu d’une façon claire et efficace : « Tu n’adoreras que Dieu seul et à Lui seul, tu offriras un culte » ! (Luc 4.8)

Le dessein de Dieu, en sauvant les hommes, était (et est encore) que l’adoration et le culte soient offerts à Dieu seul. C’est le premier et le plus grand commandement. Remarquons que celui qui adore Jésus a adoré le Père (Jean 5.23). Par contre, adorer le Saint-Esprit n’est pas biblique car Jésus nous a dit que Son rôle premier est d’élever le Fils (Jean 16.13-15).

Le culte selon le Seigneur

Ainsi donc, l’un des versets les plus explicites sur le culte tel qu’attendu par Dieu, chez le Chrétien, né de nouveau, est exprimé dans Romains 12.1-2.

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l`intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La première chose qui nous frappe dans ces versets est que la notion de culte porte une connotation nouvelle par rapport à l’Ancien Testament. En règle générale, les écrits et ordonnances de l’Ancien Testament sont des préfigures du Nouveau Testament, comme l’ont cité Paul et Pierre. Ce n’est donc pas une partie à ignorer, mais un trésor immense qui recèle les mystères cachés de Dieu, qui se sont accomplis en grande partie dans le Nouveau Testament.

Le culte, qui reposait essentiellement sur des pratiques et des actes (c’est ce qu’on appelle la religion), devient tout simplement une vie à offrir à Dieu. Cela est encore plus clair quand on sait que le Chrétien est le Temple du Saint-Esprit, Dieu ayant dit qu’Il n’habiterait dans un temple fait de mains d’hommes, mais dans nos coeurs. Devrions-nous pour ainsi dire, bannir la célébration dominicale ? Loin s’en faut. Mais il est important que chaque Chrétien, celui-là même qui est né de Dieu, comprenne que les deux ou trois heures qu’il passe chaque dimanche dans son assemblée locale ne constitue qu’un rendez-vous, certes important, où il peut recevoir de Dieu au travers de la prédication de la Parole ou des chants. Le véritable culte qu’il doit offrir à son Dieu est sa propre vie, offerte en libation devant l’Eternel.

Si les pasteurs d’assemblée et autres dirigeants de ministères mettent l’emphase sur la transformation de l’homme intérieur par la grâce de Dieu et pour la gloire de Dieu (non pas pour assouvir les penchants charnels et promotionnels de l’homme) dans les différents moments de prédication, si Jésus est la priorité absolue et non pas les motivations cachées sur le nom de Jésus, s’ils cessent de croire que le succès de leurs ministères est lié à l’ampleur du bruit, du spectacle, des cris, la sonorisation, des conversations avec les démons, ou des malades qui guérissent pour courir vers l’enfer (car ne s’étant jamais repentis de leurs péchés), s’ils prennent plaisir à prêcher la repentance et la consécration à l’Eternel, nonobstant la splendeur de leurs salles ou de la qualité de leur auditoire, s’ils arrêtent de faire de leurs pupitres des plateformes d’ascèse politique et sociale, s’ils ne transforment plus les églises en centres psycho-thérapeutiques ou alors en auditoriums magico-occultes, il s’en trouvera que Dieu recueillera la louange des fidèles comme un parfum de bonne odeur. Les versets du Psaumes 133 trouveront leur sens. Cela dit, peut-on réellement attendre quelque chose de divinement approuvé là où la source est charnelle, voire diabolique ?

Le culte du dimanche serait alors un regroupement de vies abandonnées et plaisantes au Seigneur, en d’autres termes une implicite et belle harmonie de cultes individuels, le résultat étant la parfaite communion entre le Père et Ses enfants. Au lieu de disserter et épiloguer sur les meilleures stratégies et méthodes pour réussir la célébration d’un culte (quelle musique, quel message, quel prédicateur, etc.), les Chrétiens sont appelés à méditer la Parole de Dieu pour connaitre les voies du Seigneur et conséquemment, mettre le genou au sol pour qu’Il répande Sa gloire sur Son peuple, en particulier les dimanches. Car, au fil des générations, Dieu s’est toujours réservé un peuple, certes pas nombreux, mais qui Lui sera fidèle.

Sans la nouvelle naissance, point de culte agréable à Dieu

Le culte qui plait à Dieu, c’est une vie consacrée bibliquement au Seigneur. Tout commence par la nouvelle naissance qui est le résultat de la miséricorde de Dieu envers l’homme totalement pécheur, ne méritant que l’enfer. La grâce de se repentir lui est accordée via le désir de repentance que Dieu met dans son coeur. Il ne lui reste plus alors qu’à se détourner de ses péchés dont il a la conscience désormais qu’ils sont une abomination devant Dieu et de recevoir par la foi, le pardon de Dieu et la nature d’en Haut pour marcher de façon agréable au Seigneur, via l’observation radicale des écrits bibliques.

Posted by Sergeobee

Sergeobee est enfant de Dieu, né de nouveau. En termes de service, il est le principal responsable du ministère Only Love in Christ qui gère les activités Chrétien&Mariage, More Great Quotes, du magazine inHisgrace! et des émissions radios La Bible se livre, ChristLovers et TV, Chrétien&Mariage.