Maintenant que je suis sauvé

Le plus grand miracle qui ait jamais existé est celui de la nouvelle naissance d’un homme, c.-à-d. la repentance de ses péchés et la foi au seul nom de Jésus-Christ pour son salut personnel. Passée la joie du début de cette nouvelle vie, la question du service à Dieu se pose immédiatement, sachant que nous avons été sauvés pour accomplir les oeuvres préparées d’avance par notre Seigneur (Eph 2.10).

Le but du service

La nourriture de Jésus était la volonté de Celui qui L’a envoyé (Jn 4.34), « la vocation céleste » dont parle Paul (Phil 3.14). En effet, « Dieu veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité » (1 Tim 2.4). Alors que plusieurs croient que le ministère a pour but de s’accomplir ou de faire de « grandes choses » (interprétant mal, les paroles du Maître, Jn 14.12), la Bible nous révèle que le but ultime des oeuvres que nous pratiquons est de manifester la gloire de Dieu, selon Sa volonté, Son temps et Son plan. En d’autres termes, l’Histoire est l’Histoire selon Dieu.

Tout ce que nous faisons doit s’intégrer dans ce qu’Il a prévu bien avant la fondation du monde. Si vous cherchez un sens à votre vocation, à votre salut, si vous n’avez pas bien compris pourquoi il a coûté au Fils de l’Homme, la mort (et la résurrection), il est bon que vous assimiliez désormais que vous étiez le pire des pécheurs, ne méritant aucun regard de la part de Dieu et que souverainement, Dieu a décidé faire de vous, un acteur de Son Histoire. Ne considérez donc plus le service à Dieu (votre vie et vos activités) comme une sorte de « carrière spirituelle », mais comme la juste manifestation de Sa gloire au travers de votre vie et par le Saint-Esprit.

L’objet de l’engagement: l’Evangile

A la proclamation du vrai Evangile, nous avons substitué des raisons, certes légitimes, mais qui ne servent finalement pas les intérêts du Père quand elles sont dénudées de ce pré-requis (l’Evangile lui-même): évangélisme social, aide à la personne, soutien et coaching « spirituels », développement des nations, impact politique, communauté, connaissance théologique, etc.

« Je vis pour cette cause », disait Paul (Eph 3.14). Ne soyez pas absorbé par une autre raison que celle de vivre et de proclamer l’Evangile. Vous n’avez pas besoin d’une onction particulière lors d’une soirée spéciale à l’église pour vous engager personnellement à servir Jésus. Ne mettez pas en avant vos faiblesses; le sang de Christ est encore capable de vous purifier, Sa miséricorde assez grande pour vous pardonner et Sa grâce, abondante pour vous relever. Rassurez-vous juste que votre coeur ressent le fardeau de Le servir et de Lui être agréable.

Les règles de la course

Bien des gens, ayant connu l’appel du Seigneur, se lancent dans une activité, sans se poser les vraies questions et y apporter les bonnes réponses. « Si l’un de vous veut bâtir une tour, est-ce qu’il ne prend pas d’abord le temps de s’asseoir pour calculer ce qu’elle lui coûtera et de vérifier s’il a les moyens de mener son entreprise à bonne fin?… Il en est de même pour vous; celui qui n’est pas prêt à abandonner tout ce qu’il possède, ne peut pas être Mon disciple. », disait Jésus (Luc 14.28-33).

Prenez le temps de considérer l’ouvrage dans lequel vous souhaitez vous impliquer. L’enthousiasme du début peut vous tromper si vous n’y prenez garde. Sachez définir vos priorités et abandonnez les choses futiles. « Si tu reviens, je te ramènerai: tu te tiendras devant moi; et si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras ma bouche; ils se tourneront vers toi, et tu ne te tourneras pas vers eux. » (Jer 15.19). Considérez tout comme de la boue afin de gagner Christ (Phil 3.8). Ne vous complaisez pas dans les affaires de cette vie ; combattez selon les règles si vous voulez plaire au Seigneur (2 Tim 2.4-5). C’est donc qu’un minimum de discipline, de rigueur, de fidélité, de sacrifices sont incontournables dans le ministère.

L’amour, socle de nos actes et pensées

Dans la parabole des talents (Matt 25.14-30), Le roi accueille les serviteurs récompensés en disant « serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître ». Etre bon revient à dire traiter les autres de façon juste, honnête, avec amour et dans le but de les voir être semblables à Christ. Il ne faut pas limiter cela à de bonnes manières, de l’empathie ou à de la courtoisie. Il s’agit de bien plus. Le Seigneur nous recommande de littéralement donner nos vies pour nos amis (Jn 15.13). La valeur de votre ministère est profondément liée au parfum d’amour que vous y mettrez. Chacune de vos prières ou prédication doit porter cet élan d’amour qui invite le Ciel à se rappeler de l’amour du Fils à la Croix et à conséquemment, agir dans la vie de ceux à qui vous vous adressez.