S’il n’avait plu à Dieu

Une actrice célèbre dont le prénom a été donnée en hommage, à une amie par sa maman, a récemment fait son coming-out. Il y a quelque chose, un ami m’a informé que la maman d’une des plus belles voix de la musique récemment décédée, a déclaré que sa fille était lesbienne.

La grâce de Dieu: un besoin

Après mon ébahissement, j’ai réalisé une fois de plus que la grâce de Dieu et la nouvelle naissance ne sont pas une option dans nos vies: c’est un besoin.

Sinon comment expliquer que les plus brillants cerveaux soient souvent sujet aux actes les plus abominables? Comment comprendre qu’un couple s’étant promis amour et fidélité en arrive à se détester jusqu’au divorce? Ou comment meilleurs d’entre nous, les personnes les plus admirées, les modèles, y compris dans la foi, retournent à leurs vomissures?

Loin de jeter l’anathème sur qui que ce soit, je préfère réaliser mon besoin d’un Jésus Sauveur et Seigneur dans ma vie. Tout évangile qui attribue à l’homme un quelconque atout pour produire de bonnes œuvres ou une certaine forme de bonté, n’en est pas un. Simplement parce que « tous ont péché et sont privés de la gloire » (Romains 3.23) et que « celui qui ne croit pas au Fils, la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3.36). C’est à ce point-là.

Je peux me débrouiller tout seul

N’allons pas nous imaginer que le Chrétien échapperait à cette nécessité de la grâce divine. La plus grande tentation – malheureusement, nous y tombons très souvent – que chaque Chrétien affrontera chaque jour est le désir d’indépendance vis-à-vis de Dieu. Lorsque le diable suggère à Eve de manger du fruit de l’arbre défendu, en prétextant la plénitude de connaissance que cela donnerait ou lorsqu’il propose à Jésus de l’adorer en contre-partie des richesses de ce monde, il n’a en tête que sa vieille idée d’être « semblable au Très-Haut » (Esaie 14).

Ainsi quand nous raisonnons face à tout sujet ou que nous nous comportons selon tous les principes sauf ceux bibliquement fondés, nous rentrons dans le moule du diable. C’est en cela que nous pouvons manifester notre désir d’indépendance vis-à-vis du Seigneur. Nous nous faisons trop confiance et pensons que les années accumulées, les expériences, les connaissances et le légalisme sont un gage de vie victorieuse en Christ. Nul n’est à l’abri de la chute et « que celui qui est debout, prenne garde de tomber ». Ne faites confiance à personne, ni à vous-même; ayez confiance en Sa grâce.

D’un point de vue humain, c’est humiliant de laisser un autre diriger sa propre vie; surtout qu’on ne Le voit pas physiquement. Mais spirituellement l’assurance de la main de Dieu dans chaque pas que nous faisons est la plus grande sécurité. Oui, le nom de l’Éternel est une tour forte, le juste y court et s’y réfugie. Le juste; pas n’importe qui. Et qui est le juste, sinon que celui qui a été rendu un tel par le Seigneur, à cause du sacrifice de Christ pour ses péchés? Et de la justification, il nous est dit que ceux qui la cherchent par les oeuvres (ç-à-d par la croyance en l’action salvatrice, rédemptrice, fructifiante de nos actes ou pensées) sont déchus de la grâce (Galates).

En d’autres termes, la qualité principale du juste est de recourir à la grâce de Dieu pour son salut et sa transformation progressive à l’image de Christ. La grâce et rien que cela!

Mourir à soi

Comment l’acquérir?
C’est bien simple.

La Bible nous assure que sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. La victoire face au péché et la conformité à l’image de Christ tous les jours naissent de la profonde conviction que Dieu veut et peut nous aider tous les jours pour Lui plaire. N’essayons pas de dresser des plans et des techniques pour plaire à Dieu. Il ne nous demande que de Lui faire confiance. Mais pour Lui faire confiance, il faut déjà se méfier de soi-même.

C’est le sens de « mourir à soi », ç-à-d, ne plus se faire confiance et permettre à Dieu d’investir nos vies.

Sans Sa grâce, j’aurais pu être homosexuel aujourd’hui.