Vous êtes la lumière du monde

Le Seigneur Jésus utilise souvent des métaphores pour souligner les points importants de son enseignement. En Matthieu 5.14-16, il compare ses disciples à la lumière. Voici ce qu’il dit.

Matthieu 5.14. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

‘Si vous êtes mon disciple,’ affirme Jésus, ‘alors vous êtes la lumière de ce monde.’ Voilà tout un compliment! Réfléchissons sur cette déclaration. Il est écrit en 1Jean 1.5 que ‘Dieu est lumière.’ Par ailleurs, Jésus dit de lui qu’il est ‘la lumière du monde (Jean 8.12; 9.5).’ Et maintenant, nous lisons que le croyant est aussi ‘la lumière du monde.’ Ceci signifie que l’identité du chrétien s’apparente à celle de Dieu et de Jésus dans le fait qu’il est une lumière. Nous voyons qu’il s’agit ici bien plus que d’un compliment. Le privilège d’être identifié à Dieu de cette façon comporte également une énorme responsabilité. Elle peut se résumer ainsi : les propriétés que nous connaissons de la lumière devraient caractériser, de façon imagée, certains attributs du chrétien.

Nous allons étudier ce passage en cherchant à répondre à ces deux questions : (1) Qu’est-ce que Jésus entend par ‘être la lumière du monde’? (2) Comment devient-on la lumière du monde?

Rayonner en faisant le bien

Considérons d’abord la première question. Vous êtes la lumière du monde. Qu’est-ce que cela signifie? Le Seigneur Jésus définit clairement ce qu’il appelle la lumière au v. 16. Il avait en tête les bonnes actions d’un individu. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, i.e., le rayonnement de votre lumière. Les hommes voient la lumière lorsqu’ils constatent le bien que nous accomplissons autour de nous. Et notre bienfaisance se reflète dans notre tempérament, notre conduite, nos actions, et nos paroles.

C’est en menant une vie marquée par la justice que nous avons la possibilité de briller comme des luminaires dans ce monde de ténèbres. Paul écrit en Philippiens 2.15, Afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue (c’est pourquoi le monde se retrouve dans les ténèbres), parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde. Vous devenez un foyer de lumière au sein d’une génération dépravée lorsque vous vivez une vie sans tache et sans reproche.

Cette identification du chrétien à la lumière apparaît ailleurs dans les écrits de Paul. On peut lire par exemple en Éphésiens 5.8, Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.Remarquez le contraste intentionnel entre la lumière et la noirceur. ‘Jadis, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière.’ Paul n’a pas dit, ‘Vous êtes devenus un peu plus brillants que dans le passé. Ou que vous paraissez un peu plus polis, un peu plus aimables.’ Paul n’a pas dit non plus qu’ils habitaient dans les ténèbres. Pour être précis, il affirme qu’ils étaient ténèbres. L’apôtre Paul s’intéresse à ce qui se produit à l’intérieur de la personne. ‘Autrefois, au-dedans de vous, vous étiez ténèbres. Toute votre personne était obscurcie par les ténèbres. Mais à présent, vous êtes lumière dans le Seigneur.’ Je vous propose de regarder cette section au complet afin de définir exactement ce que Paul entend par ‘lumière dans le Seigneur.’ Lisons Éphésiens 5.1-10.

Marcher comme des enfants de lumière

Éphésiens 5.1. Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés; La Bible affirme que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres (1Jean 1.5). Et Jésus dit, ‘Vous êtes lumière.’ En devenant une nouvelle créature en Christ, en étant nés de nouveau, nous sommes appelés à être une lumière et ainsi, à imiter Dieu qui est lumière. 2 et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. 

Mais remarquez ceci.

3 Que l’impudicité, qu’aucune espèce d’impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. 4 Qu’on n’entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance; qu’on entende plutôt des actions de grâces. 

Le croyant doit veiller à préserver sa pureté morale. ‘Tous ces péchés,’ nous dit Paul, ‘ne devraient pas être mentionnés comme ayant été commis par un chrétien.’

5 Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire, idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. 

Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, au moyen de la foi. Notre salut ne vient pas des œuvres, affirme Paul dans sa lettre aux Éphésiens. Mais cela ne signifie pas que les œuvres sont sans importance ou que Dieu ne tient pas compte des péchés. Car vos actions démontrent votre véritable identité spirituelle : vous êtes soit un enfant de la lumière, soit un enfant des ténèbres. Et tous ceux qui continuent à prendre part aux œuvres des ténèbres ne peuvent prétendre à un héritage dans le royaume de Dieu.

6 Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion. 

Ne vous laissez pas tromper par de vaines paroles. Que nul ne vous égare en vous disant qu’il est possible de mentir, de voler, ou encore de vivre dans la débauche tout en ayant part au salut par suite d’une superficielle profession de foi. C’est un argument sans valeur. ‘Lorsque notre Dieu se met en colère,’ nous dit l’auteur de l’épître aux Hébreux, ‘il devient un feu dévorant.’ Sachez qu’on ne joue pas impunément avec le péché.

7 N’ayez donc aucune part avec eux. 

Ne vous mêlez pas à ceux qui vivent dans le désordre. Puis Paul déclare que la lumière se détache sur un fond ténébreux.

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! 9 Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. 10 Examinez ce qui est agréable au Seigneur. 

Si vous permettez à la lumière du Seigneur de se diffuser au travers de votre vie, si vous cherchez constamment à accomplir ce qui plaît à Dieu, alors inévitablement vous serez une source de lumière dans ce monde. Vous porterez en vous le fruit de la lumière, i.e., la bonté, la justice et la vérité. C’est en ces termes que Paul décrit la fonction du chrétien dans la société.

Le disciple qui soumet sa vie à la volonté de Dieu devient par le fait même une lumière spirituelle dans un monde assombri par l’immoralité. Son caractère chrétien rend témoignage à Christ. Il se distingue du monde, non pas parce qu’il est meilleur, mais parce que la puissance de Dieu est à l’œuvre en lui. Le monde a la possibilité de rendre gloire à Dieu lorsqu’il reconnaît, en nous observant, que nous sommes ce que nous sommes par la grâce de Dieu. Les hommes constateront ainsi que notre lumière provient de celle de Dieu et que nos œuvres sont celles que Dieu accomplit en nous. De cette façon, Christ se fait connaître et nous prions que plusieurs viennent à lui.

La lumière et la ville

Vous êtes la lumière du monde. Maintenant, regardez attentivement la phrase qui suit dans ce même verset. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Voilà un énoncé qui semble évident. Si vous construisez une ville sur une hauteur, il est certain qu’elle sera visible de très loin. En fait, elle sera tellement apparente qu’on ne pourra même pas la cacher. Il n’y a guère peu à ajouter à ce commentaire.

Par ailleurs, on peut se demander pourquoi Jésus fait mention d’une ville. Quel lien peut-on faire entre ‘la lumière’ et ‘une ville située sur une montagne?’ C’est une excellente question. Nous devons toujours garder à l’esprit que ce passage a pour thème principal la lumière et son contenu s’applique aux disciples du Christ. Retenons à cet égard le point suivant. Ici, le Seigneur Jésus compare l’Église à une ville et il dit à ses disciples, ‘Vous êtes, en tant qu’Église, comme une ville située sur une montagne. Et une telle ville ne peut pas échapper aux regards des hommes.’

Cette assertion mérite certaines explications. Pour bien comprendre ce passage, il faut savoir se mettre à la place de ceux qui écoutaient Jésus. Comment pouvaient-ils interpréter les paroles de Jésus quand celui-ci parlait d’une ‘ville située sur une montagne?’ Rappelez-vous que la plupart des juifs, dès leur enfance, recevaient une éducation sur l’AT. Tous connaissaient très bien la parole de Dieu. Lorsque Jésus parlait d’une ville construite sur une montagne, à quoi auraient pensé les juifs en premier lieu? Quelle ville est située sur une colline dans la pensée juive? Jérusalem, bien sûr. Jérusalem est une ville qu’on a bâtie sur une colline. C’était une notion tellement évidente que personne n’avait à s’interroger sur l’identité de cette ville située au sommet d’une colline.

Jérusalem : ville sise sur une colline

 En regardant le deuxième chapitre du livre d’Ésaïe, nous pouvons lire certains propos concernant une ville fondée sur une montagne. Et nous constatons que cette ville est précisément Jérusalem. Jérusalem était destinée à devenir une ville qui s’élèvera au-dessus de toutes les villes, de toutes les hauteurs du monde. Ésaïe 2.2-3.

Ésaïe 2.2. Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. 3 Des peuples s’y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel.

La montagne de la maison de l’Éternel se rapporte au mont sur lequel le temple était construit. Et où avait-on établi le temple? Au sommet du mont Morija, à Jérusalem (2Chroniques 3.1). Dans cette prophétie, Ésaïe nous révèle que le jour viendra quand Jérusalem aura une position de première importance dans le monde. La montagne de la maison de l’Éternel sera plus haute que toutes les autres montagnes du monde. De nombreux peuples monteront à cette montagne et la parole du Seigneur se fera connaître de cet endroit, i.e., de Sion, de Jérusalem.

Nous avons un autre exemple d’une ville située sur une colline dans le Psaume 121. Au premier verset du Psaume 121, nous lisons, Je lève les yeux vers les montagnes. D’où me viendra le secours? À quelle montagne le psalmiste faisait-il allusion? À la montagne sur laquelle Jérusalem était établie. ‘Je lève mes yeux vers Jérusalem.’ Il ne regardait pas toutes les montagnes. Il s’intéressait à une montagne en particulier. Derrière ces nombreuses montagnes, il fixait son regard sur la ville sainte, Jérusalem. Car le temple de l’Éternel se trouvait à cet endroit. Et de là viendra son secours. Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre (Psaumes 121.2).

Une mission pour l’Église

Ceci me fait penser à un livre bien connu et intitulé ‘La Cité de Dieu.’ Dans cet excellent ouvrage, Augustin traite de deux cités : la cité de l’homme et la Cité de Dieu. Chacune présente des caractéristiques très différentes. La cité de l’homme est habitée par une société païenne vivant selon leurs passions. À l’opposé, la Cité de Dieu est composée des vrais chrétiens vivant en accord avec la loi de Dieu. Et pour Augustin, la Cité de Dieu n’est rien d’autre que l’Église de Dieu, l’assemblée des croyants.

Nous commençons à y voir un peu plus clair. Jésus disait à ses disciples et à nous aujourd’hui, ‘Vous êtes cette ville située sur la montagne et dont Ésaïe a fait mention. Cette montagne domine sur toutes les hauteurs et tous les peuples viendront vers elle pour leur salut. Les nations verront que l’Éternel a établi sa maison sur cette montagne, dans cette ville, la Cité de Dieu.’

Lorsque la Bible mentionne une montagne et une ville, bien souvent cette ville est Jérusalem. Et aujourd’hui, l’Église constitue la nouvelle Jérusalem. En Galates 6.16, Paul affirme que nous sommes l’Israël de Dieu, le vrai peuple élu de Dieu.

Ésaïe a non seulement prophétisé au sujet de la montagne du Seigneur, mais il a aussi parlé d’une lumière qui illuminera le monde. Voici ce qu’il dit dans les trois premiers versets de Ésaïe 60.

Ésaïe 60.1. Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive, et la gloire de l’Éternel se lève sur toi. 2 Voici, les ténèbres couvrent la terre, et l’obscurité les peuples; mais sur toi l’Éternel se lève, sur toi sa gloire apparaît. 3 Des nations marchent à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons.

‘Tu dois te lever et briller avec éclat car ta lumière est venue.’ Savez-vous à qui étaient adressées ces paroles? À Jérusalem. Jérusalem devait se lever et resplendir de mille feux au milieu des ténèbres qui couvrent la terre. Y voyez-vous un rapport avec l’enseignement de Jésus? Le Seigneur Jésus dit, Vous êtes la lumière du monde. Et immédiatement après, il dit, Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.Quel peut bien être la relation entre ces deux phrases? Par quel lien ‘la lumière du monde’ s’enchaîne-t-elle avec ‘une ville construite sur une montagne?’ C’est ici que le verset en Ésaïe 60.1 nous vient en aide. Jérusalem devait se lever et briller avec éclat car la présence glorieuse du Seigneur l’illumine. Nous retrouvons essentiellement le même point en Ésaïe 42.6, Moi, l’Éternel, je t’ai appelé (peuple d’Israël) pour le salut, … et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, en d’autres mots, pour devenir la lumière du monde.

Quelle est la signification de tout cela pour nous? Voyez-vous, Israël a reçu le mandat de briller comme une flamme dans l’obscurité de ce monde. Dieu n’a pas choisi la nation d’Israël pour ses qualités. Dieu a choisi Israël pour le servir. De quelle manière devait-il rendre service au Seigneur? Il devait le servir en devenant la lumière des nations afin que le monde puisse connaître la vérité sur Dieu. Et aujourd’hui, l’Église a remplacé Israël. C’est maintenant à l’Église d’être une lumière pour les nations. Voilà toute une mission qui nous attend! Dieu ne nous a pas appelé à profiter de son salut seulement. Il nous a donné la fonction d’être la lumière du monde. Ainsi, c’est à notre tour de nous mettre debout et de briller pour le Seigneur. La relation entre la lumière du monde et une ville située sur une montagne devient maintenant très claire. Jésus comparait l’Église à une ville dont la lumière est le reflet de la gloire de Dieu.

Caché afin d’être mis en évidence

Mais comment allons-nous accomplir cette mission? Il faut se rappeler que l’Église ne constitue pas une entité qui fonctionne indépendamment de ses membres. L’Église brille pour autant que chacun de ses membres rayonne. Alors sur le plan individuel, comment le disciple en arrive-t-il à briller pour Dieu? Comment devient-il la lumière du monde? Pour répondre à cette question, il faut continuer à lire la suite de l’enseignement de Jésus. En Matthieu 5.15, Jésus dit qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous un boisseau. Cette phrase nous rend plutôt perplexe par son évidence. Il est clair que personne n’allume une lampe pour ensuite la cacher sous un boisseau. Pourquoi Jésus a-t-il dit cela?

Nous retrouvons une phrase semblable dans l’Évangile de Marc et ce passage mérite une attention particulière parce qu’il y a quelque chose de très intéressant. Voici ce que nous lisons en Marc 4.21-22.

Marc 4.21. Il leur disait encore : Met–on la lampe sous le boisseau, ou sous le lit ? N’est–ce pas plutôt sur le porte–lampe ? 22 Car il n’est rien de caché qui ne doive se manifester, rien de secret qui ne doive venir en pleine lumière.

J’aimerais attirer votre attention sur le v. 22. Car il n’est rien de caché qui ne doive se manifester. Prenez note de l’intention qui transpire de cette phrase, ‘qui ne doive se manifester.’ Il n’y a rien de couvert qui ne doive paraître au grand jour. Dans la Bible Darby, nous avons la traduction, Car il n’y a rien de secret qui ne soit manifesté, et rien de caché n’arrive, si ce n’est afin de venir en évidence.

Autrement dit, on ne cache pas quelque chose sans avoir l’intention de la faire voir. C’est une idée très bizarre à exprimer, ne trouvez-vous pas? Qu’une chose soit cachée afin d’être mise en évidence. Dans le contexte de notre passage, cette ‘chose’ est évidemment la lumière. Et ce qui complique notre compréhension, c’est qu’en Luc 11.33, Jésus affirme que personne n’allume une lampe pour la cacher. On la met à un endroit où tous peuvent la voir.

Luc 11.33. Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

Pourtant, il était question qu’elle soit cachée ‘afin de venir en évidence.’ Qu’est-ce que Jésus veut nous enseigner ici? Pour nous aider à comprendre, il faut retourner à l’AT. Essayez de penser à quelque chose, dans l’AT, qui a été cachée dans le but d’être vue par les hommes. Une lumière qu’on a cachée afin de venir en évidence. Pensez aux flambeaux de Gédéon. Vous y êtes?

Les torches de Gédéon

Dans cet incident, Dieu a fait appel à Gédéon pour libérer Israël du joug des Madianites. Il n’a eu pour aide que 300 hommes. C’est tout ce que Dieu lui a permis d’avoir à sa disposition. Voici comment Gédéon prépara ses hommes pour le combat.

Juges 7.16. Il divisa en trois corps les trois cents hommes, et il leur remit à tous des trompettes et des cruches vides, avec des flambeaux dans les cruches.

Gédéon équipa ses hommes avec de curieux objets : des trompettes, des cruches vides, et des flambeaux. Avait-il vraiment l’intention de compter sur ces armes pour affronter l’armée des Madianites? À quoi ces cruches pouvaient-elles bien servir? C’est ici que nous avons la notion d’une lumière qu’on a cachée dans l’intention de la révéler. Lisons le v. 19.

Juges 7.19. Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de placer les gardes. Ils sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches qu’ils avaient à la main.

Gédéon et ses hommes ont amorcé le combat en sonnant des trompettes et en cassant leurs cruches, découvrant du même coup la lueur des flambeaux. Cette stratégie provoqua une grande confusion dans le camp des Madianites, une confusion qui les conduisit à s’entre-tuer. En peu de temps, il ne restait plus rien du camp car tous les survivants prirent la fuite. Gédéon n’a même pas eu à se battre. Par la grâce de l’Éternel, aucun de ses hommes n’a eu à mettre sa main à l’épée. C’est peut-être la seule bataille dans l’histoire qui fut gagnée au moyen de la lumière.

Voyez-vous maintenant le lien étroit qui existe entre ce passage et l’enseignement de Jésus concernant la lumière? Une lumière qui fut cachée afin d’être mise en évidence. Et Jésus nous dit, ‘De la même façon, vous êtes lumière. Dieu n’a pas allumé cette lumière dans le but de la cacher, mais pour qu’elle soit visible par tous les hommes.’

Briser l’ancienne nature

Il faut savoir que Dieu est celui qui allume la lumière en nous. Nous lisons par exemple en Psaumes 18.28, Car c’est toi qui fais luire ma lampe, l’Éternel, mon Dieu, fait resplendir mes ténèbres. Par ailleurs la Bible enseigne que l’esprit de l’homme est justement cette lampe que Dieu a donnée aux humains. L’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel; il sonde toutes les profondeurs du cœur (Proverbes 20.27). C’est Dieu qui fait briller notre lumière. Mais comment cette lumière pourra-t-elle se répandre à l’extérieur de moi? Il a fallu que Gédéon et ses hommes brisent leurs cruches pour que la flamme des torches puisse être visible. D’une manière semblable, si nous voulons que le monde voit notre lumière, alors notre nature pécheresse, le corps des péchés de la chair, doit être détruite, brisée, déchiquetée en mille morceaux.

Cette notion de briser le corps, nous le retrouvons dans les paroles de Jésus où il l’applique à lui-même en disant, Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi (1Corinthiens 11.24). Dans quel sens le corps de Jésus a-t-il été rompu, ou brisé? En rompant le pain, Jésus déclara que son corps a été brisé dans le sens qu’il a été crucifié sur la croix. Comment sommes-nous brisés? Comment notre vieille nature pécheresse est-elle réduite à néant? De la même façon, i.e., en la crucifiant. C’est pourquoi Paul écrit en Romains 6.6, Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. La croix est l’instrument spirituel qui permet la destruction de notre nature corrompue. En appliquant la croix à notre vie, nous détruisons notre vieille nature. Et alors, notre lumière pourra se répandre dans le monde.

Il y a donc une condition à respecter et sans laquelle notre lumière ne peut pas fonctionner. Il faut que le vieil homme en nous, notre nature pécheresse, soit mis à mort avec le Christ sur la croix. Et si vraiment la croix a été appliquée à votre vie, les gens en verront le résultat dans votre conduite. On remarquera un changement radical de votre comportement, de votre attitude face à la vie, et tout particulièrement à l’égard du péché.

Dans cette leçon, nous avons étudié un passage dans lequel le Seigneur Jésus nous charge d’une glorieuse mission, la mission d’être la lumière du monde. À cet égard, l’Église tient maintenant la place que Israël occupait autrefois. Mais pour mener à bien cette mission, notre vieille nature doit être détruite. La croix doit être appliquée à notre vie. Et lorsque notre nature pécheresse est réduite à rien, alors la lumière de Dieu pourra rayonner librement de nous et éclairer l’obscurité de notre monde.

Posted by Yves I-Bing Cheng

Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A., est un médecin qui exerce sa profession à Montréal (Québec, Canada) en tant qu’omnipraticien. Il est marié et père de deux enfants.

De descendance chinoise, sa famille a émigré au Canada alors qu’il avait cinq ans. Toute son éducation s’est déroulée en français dans la ville de Québec. Il a obtenu son doctorat en médecine en 1986 de l’université Laval. C’est d’ailleurs durant ses études universitaires qu’il est devenu chrétien lorsqu’il fit connaissance avec le ministère des Navigateurs. Sa foi en Dieu l’emmena à délaisser temporairement sa pratique médicale pour entreprendre des études théologiques.

De 1995 à 1998, il étudia au séminaire biblique Briercrest (Briercrest Biblical Seminary, Saskatchewan, Canada) et compléta une maîtrise en ministères chrétiens avec une spécialisation en relation d’aide.

Depuis son retour à Montréal en 1998, il contribue à l’œuvre du Seigneur dans les églises évangéliques de la région.